L’évaluation des Risques Professionnels

L’évaluation des Risques Professionnels et le DUERP

Quand la prévention des risques professionnels est une source de stress !
Ou
L’évaluation des RP confrontée aux réalités du terrain

La Prévention des risques professionnels : une question de culture d’entreprise

Certains métiers ont depuis longtemps intégré la prévention des risques professionnels, – et, notamment, des risques physiques auxquels peuvent être exposés les salariés – dans leurs principes de management. C’est vrai dans le bâtiment, dans l’industrie manufacturière et dans des secteurs particulièrement dangereux, comme la chimie, …Mais l’exercice est plus nouveau dans les activités tertiaires, dans les administrations territoriales où la règlementation y est toute récente, dans les activités de service, ou encore même au sein des associations qui emploient des salariés, dont les conditions de travail sont très particulières : contact avec un public parfois en grande difficulté, déplacements nombreux, locaux pas toujours adaptés….

Et que dire des secteurs qui font appel à des corps de métier très divers, dont ils maîtrisent parfois mal toute la dangerosité ?
Et les situations, si courantes, où tout un chacun réalise des activités pour faciliter le quotidien : le menuisier qui fabrique un décors de théâtre et respire des poussières de bois, le « logisticien » qui rend service en changeant les ampoules, le « coup de main » donné pour déménager des bureaux, sont autant de causes d’accident du travail, aux conséquences plus ou moins graves, et qui engagent la responsabilité de l’employeur.

A noter, d’ailleurs, que le salarié lui-même n’est, le plus souvent, pas conscient du danger auquel il s’expose. Parce qu’il s’agit de gestes du quotidien qu’il fait chez lui régulièrement : abuser des prises multiples, grimper sur un escabeau instable, bouger un meuble sans chaussures de protection, utiliser de l’eau de javel sans gant, ni lunettes, conduire en téléphonant, travailler devant son écran avec une lumière inadaptée, … la liste est longue.
Dans une usine, on a compris depuis longtemps qu’un accident du travail implique une double peine. Une blessure grave, parfois mortelle pour le salarié, s’accompagne d’une sanction financière quasi immédiate pour l’entreprise. Sans compter la perte d’image, pouvant aller aujourd’hui jusqu’à la perte de marchés, compte tenu des normes qualité et sécurité imposées par les grands clients.

Dans une usine : c’est la culture du ZERO accident, aussi bénin soit-il. La sécurité physique est totalement intégrée dans l’ADN des processus de fabrication et de contrôle de la Qualité. C’est une bonne chose.
On voit pourtant que malgré, cette attention de tous les instants, il y a encore des accidents du travail et qu’il n’est pas toujours aussi facile de parler de la Sécurité.
Dans le tertiaire, les maladies professionnelles, les accidents du travail, ne sont devenus un sujet que depuis peu – depuis que la règlementation a soulevé le voile : tous concernés.
Mais le manque de culture ZERO accident dans le tertiaire s’est aussi accompagné d’un manque de savoir-faire.

Les obstacles les plus courants pour l’élaboration du Document Unique d’Evaluation des Risques professionnels (D.U.E.R.P)

  • Comment évaluer des risques que les salariés, eux-mêmes, n’ont pas conscience d’encourir ?

  • Qui va le faire ?  Sachant que toutes les entreprises n’ont pas un responsable de la sécurité !

  • Comment et suivant quelle méthode Et enfin, que faire de l’évaluation : comment mettre en place un plan d’actions, quelles actions ?…

La DRH en première ligne.

Gardienne de la législation du travail dans l’entreprise, elle est le plus souvent la première à se préoccuper de mettre en place le dispositif de l’évaluation et de prévention des risques psychologiques et physiques.
Elle fait pour cela appel aux managers pour qu’ils évaluent les risques sur leur périmètre de responsabilité : chef d’établissement, responsable d’une région, …

Premier obstacle : la motivation à faire.

Les managers concernés sont des personnes fortement sollicitées : leur temps est compté, la pression sur les objectifs est forte et les projets à mener, à animer, à accompagner sont légions.
Rares sont les Directions Générales qui inscrivent – dans les faits – la prévention des risques professionnels dans les priorités opérationnelles.
Réaliser une évaluation des risques professionnels est considéré par la plupart comme une charge de travail supplémentaire, pire, une tâche à caractère purement administratif, dont ils maîtrisent mal  la méthode.

Il est donc particulièrement difficile de mobiliser et d’obtenir une évaluation faite dans de bonnes conditions. Les excuses pour ne pas faire sont multiples ….

  • « On n’a pas le temps pour cette tâche non productive »

  • « Quel risque dans un bureau, à part se piquer le doigt avec une agrafeuse …(rires…)? »

  • « On va ouvrir la boîte de pandore »

  • « On va créer des sources de revendication là où le climat social avait été apaisé »

  • « Il ne faudrait pas grand-chose pour mettre le feu aux poudres… et vous nous donnez des allumettes »« Ça ne sert à rien, de toutes façons on n’aura pas les moyens de faire des travaux… »

  • « Y’a qu’à faire un copier-coller de l’année dernière en changeant la date… »

Deuxième obstacle : des résultats peu visibles…

Evaluer, c’est promettre ! Mettre en place un « chantier » d’évaluation des risques professionnels revient à faire naître des attentes chez les collaborateurs: amélioration des postes de travail, amélioration de l’organisation et des relations de travail, … Or, nous le constatons tous les jours, c’est lorsque l’évaluation a été faite que le plus dur commence, il faut réaliser les actions de prévention !
Un plan de prévention est un projet en soit, qui demande du rythme, un suivi et une animation dans une logique de petits pas et de réalisations concrètes
!Alors comment faire pour réconcilier les managers et leur DG avec la prévention des risques professionnels dans le tertiaire ?

Comment faire pour que la prévention des risques professionnels ne soit pas elle-même un facteur de stress ?

Travailler le fond, mais aussi la forme
Rien n’est pire que de rédiger un DUERP (Document d’Evaluation des Risques Professionnels)  avec les outils bureautiques de base : Word ou Excel par exemple. C’est le meilleur moyen de passer plus de temps à caler un saut de ligne que de faire un véritable travail d’évaluation

Le « DUMAKER » développé par Aster est parti de cette idée qu’un « formulaire », simple à utiliser, permettrait une mise en forme plus propre et plus rapide.

De la structuration du formulaire, nous sommes passés à la structuration d’une véritable base de données, dont les tables se complètent en suivant des séquences logiques et interdépendantes :

1.      identification de la situation à risques (les « Dangers »),

2.      identification des risques possiblement encourus et leur cotation,

3.      définition des actions d’amélioration.

Gain de temps, gain de fiabilité, gain de crédibilité : votre DUERP est clair, vous n’avez rien oublié, vous êtes guidé par l’outil support.

Ne pas sur-solliciter les équipes
“Homme de la plaine, pourquoi gravis-tu la montagne ? Pour mieux regarder la plaine…”(proverbe chinois)

Et bien regardons la plaine sans gravir la montagne ! Avant de solliciter les équipes sur la question des risques professionnels, on recensera utilement tout ce qui nous renseigne et qui est à portée de main. L’évaluateur dispose, en effet, de trésors qui vont lui permettre de noircir sa page : enquêtes internes, documents de contrôle, rapports de la médecine du travail, procès-verbaux des réunions avec le CHSCT,…. . Et bien d’autres choses encore, qui permettent de construire une base solide à un DUERP, avant d’organiser des réunions avec les équipes opérationnelles.

Dans les organisations multi sites, nous avons constaté que les situations d’expositions aux risques sont, pour une grande partie, identiques d’un site à l’autre : mêmes métiers, même organisation du travail, même style de management, parfois aussi même décor (dans des boutiques par exemple…).
Il est donc possible de concevoir un « modèle type », tronc commun qui n’aura qu’à être complété des spécificités locales. La paresse est ici mère d’efficacité !

Le « DUMAKER©aster » permet de gérer très facilement ces « géographies d’organisation » complexes, sans redondance et sans « copier-coller ».
Votre DUERP est déjà rédigé au 4/5ème !
Gain de temps, gain de fiabilité, gain de crédibilité. Les équipes ne seront sollicitées que sur des questions nouvelles, non traitées, ou sur les vrais « irritants » du moment. Elles auront donc le sentiment de faire un travail utile.

Montrer que le travail a été utile

Nous vous avons parlé plus haut de « base de données ». C’est ici que nous allons en voir tout l’intérêt.
Beaucoup des plans de prévention, que nous avons pu voir, sont des documents très figés, bien rangés dans le dossier « DU », et qu’on ne ressort qu’une fois par an, au moment du Bilan devant le CHSCT.

Nous avons voulu en faire un outil dynamique et vivant. Il a, si souvent, été laborieux à construire, quel dommage de ne pas mieux l’utiliser !

Définir une action, c’est dire ce que l’on va faire, qualifier son action, c’est dire qui va s’assurer de la réalisation (le Pilote), définir le calendrier, et, au besoin, le budget. Et puisque nous travaillons à la gestion des risques, c’est aussi définir des priorités.

Le « DUMAKER©aster » permet de piloter votre plan de prévention comme un projet en soi, et vous fournit des tableaux de bord. Vous pourrez ainsi communiquer aisément avec les pilotes des actions, en leur transmettant leur « feuille de route » individualisée, en échangeant régulièrement sur les réalisations pour mettre à jour des calendriers…
Vous pourrez communiquer auprès des équipes, sans aller à « la pêche aux infos »
Vous pourrez également mettre en place un dialogue constructif avec le CHSCT ou avec vos DP. Au lieu d’un catalogue d’actions rébarbatif, vous pourrez leur présenter le plan d’actions clair, décliné selon différents angles de vue : typologie des thèmes d’actions, nature des actions, priorités, … un reporting de l’état d’avancement des actions, et, ainsi, installer la confiance.

PAS de Stress…

ec59ac_ef5acbd6fd784f619da2c379b1e68453 (1)

Réalisez votre D.U.E.R.P avec
le “DUMAKER”©aster

24/09/2015

L’évaluation des risques professionnels et la mise à jour du “DUERP” est un exercice souvent appréhendé comme un  “mal nécessaire”, une obligation légale, consommatrice de ressources.

Depuis plus de 4 ans, Aster propose une solution simple qui vous permet d’optimiser le processus d’évaluation, de limiter les sollicitations superflues et de piloter le plan de prévention

  • Une formation-action concrète et pragmatique

  • Un outil – le “DUMAKER©aster”, pédagogique et facile d’utilisation

  • Une démarche de travail structurée et progressive, économe en temps

Le parcours pédagogique que nous proposons vous permet de disposer, dès l’issue de la formation, pour chaque établissement ou site :
– un DUERP et un Plan de prévention des risques
– un tableau de bord de gestion du plan de prévention
– un support de communication efficace avec vos représentants du personnel